Sud-Kivu : plus de 800 cas de choléra enregistrés depuis le début de l’année, déjà 9 décès

Un peu plus de 800 cas de choléra ont été enregistrés dans la province du Sud-Kivu au premier trimestre de l’année 2025.
C’est ce qu’a indiqué le rapport de la division provinciale de la santé (DPS) au cours d’un briefing avec la presse.
La division provinciale de la santé (DPS) a noté le décès de 9 patients dans la province malgré la prise en charge gratuite du choléra.
Elle note également que, dans la seule semaine du 10 au 17 mars, 7 zones ont présenté 204 cas de choléra avec 4 décès.
Dans la province du Sud-Kivu précisément dans la zone de santé d’Uvira, des alertes sur la flambée de cas de choléra parmi les militaires et autres avaient été lancées par les autorités sanitaires.

Cri de la femme de l’Est: plaidoyer pour la protection et l’assistance des femmes victimes de la guerre du M23 en RDC

Des viols, des enlèvements, des massacres et des destructions de biens ont dévasté des communautés entières, laissant derrière elles des millions de personnes déplacées, dont la majorité sont des femmes et des enfants.
Dans ce contexte, les femmes se retrouvent exposées à des risques encore plus élevés, tandis que les mesures de protection demeurent insuffisantes.
Face à cette situation alarmante, la Fondation Madama (FOMAD) a lancé ce 19 Mars un appel à la communauté internationale et aux autorités congolaises pour la protection et la réhabilitation des femmes victimes des exactions liées au conflit du M23 dans l’Est de la RDC.
L’objectif principal est d’obtenir un engagement concret et immédiat en faveur de la protection, de l’assistance et de la réinsertion des femmes victimes des violences liées au M23.
Le soutien de la communauté internationale et des autorités congolaises est plus que jamais nécessaire pour garantir un avenir pacifique et équitable pour les femmes de l’Est.

Nord-Kivu : quatre chefs-lieux des six territoires sont désormais occupés par les rebelles de l’AFC/M23

Avec la prise de Walikale-centre ce mercredi 19 mars, les rebelles du M23 soutenus par l’armée rwandaise viennent de contrôler quatre chefs-lieux des six territoires du Nord-Kivu.
En plus de ces quatre territoires conquis, la rébellion contrôle également Goma, chef-lieu du Nord-Kivu depuis fin janvier dernier.
Au-delà d’une partie de Lubero et de Beni qu’il partage avec les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), Kinshasa maintient encore le contrôle des villes de Butembo et de Beni.
Les rebelles du M23 ont également pris contrôle d’importantes zones minières dont celles de Rubaya, la mine de coltan de Masisi.
Avec ces entités, douanes et mines conquises par les rebelles du M23, le Nord-Kivu est donc privé des recettes.

RDC: Codeco, UPLC et M23, trois principaux groupes auteurs des viols collectifs en janvier, rapporte l’ONU

“Comme les périodes antérieures, les provinces les plus affectées sont le Nord-Kivu avec 60% de violations et atteintes documentées, et l’Ituri et le Sud-Kivu avec 13.9% chacune.
Selon toujours le même rapport, les groupes armés Codeco, UPLC et M23, trois principaux groupes armés auteurs des viols collectifs en janvier sur des populations civiles.
Parmi ces 12 incidents, dix concernent des viols collectifs dont deux accompagnés de vols des biens des victimes.
Les groupes armés, y compris le CODECO, le FRPI, le FPIC, AUTODÉFENSE, et le MAPI font partie des groupes armés actifs dans la province de l’Ituri.
Mais ces accords n’ont jamais été respectés et la spirale de la violence se poursuit dans la province de l’Ituri.

Les femmes de Pakadjuma : entre résilience et vulnérabilité dans le marché du sexe à Kinshasa

Je m’étais dit que je trouverais des moyens pour subvenir à mes besoins et à ceux de mes frères et sœurs », explique-t-elle.
»Au-delà des raisons économiques, les motivations de ces femmes sont souvent marquées par des parcours personnels difficiles et des choix contraints.
Ces femmes font face à des risques multiples, allant des violences physiques et sexuelles à l’exposition aux maladies sexuellement transmissibles (MST).
Outre les risques physiques, ces femmes font également face à une stigmatisation profonde qui les expose à diverses formes de violence.
Les autorités, les ONG et la société civile doivent collaborer pour lutter contre la stigmatisation, améliorer l’accès à la santé et créer de réelles opportunités économiques pour ces femmes.

RDC: M23 (69%), Nyatura (12%) et Maï-Maï Mazembe (7%) en tête des groupes auteurs des violations graves affectant des enfants, selon l’ONU

Dans son rapport sur les principales tendances des violations des droits de l’homme pour le mois de janvier de l’année en cours, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) révèle que le M23 (69%) est en tête des groupes auteurs des violations graves affectant des enfants suivi de Nyatura (12%) et Maï-Maï Mazembe (7%).
Le recrutement et utilisation a été la violation la plus fréquente (40%), suivi de l’enlèvement (37%), le meurtre et mutilation (17%), la violence sexuelle (4%) et les attaques contre les écoles et les hôpitaux (2%).
Les violations et atteintes vérifiées par auteur se présentent comme suit : M23 (69%), Nyatura (12%), Maï-Maï Mazembe (7%), ADF (3%), forces de défense et de sécurité étrangères et nationales (3%), CODECO (2%), FPIC (2%), FDLR-FOCA (1%).
L’ensemble des violations et atteintes ont été documentés dans la province du Haut-Katanga et imputables aux agents de l’État (trois cas) et aux civils armés (un cas).
Les bénéficiaires proviennent des provinces de l’Ituri, du Haut-Uélé, du Haut-Katanga, du Kasaï-Central, du Nord Kivu et du Sud Kivu.

RDC : calme apparent à Walikale-centre au lendemain de sa prise par les rebelles de l’AFC/M23 qui contrôlent toute la cité

Un calme apparent règne à Walikale-centre ce jeudi 20 mars au lendemain de la prise de cette cité par les rebelles de l’AFC/M23.
Les tirs ne sont pas entendus mais les habitants qui n’ont pas fui la cité restent encore enfermés dans leurs maisons.
« Nous ne savons pas ce qui se passe dans les quartiers et les rues, nous préférons observer encore la situation », confie à ACTUALITE.CD un habitant.
Les rebelles n’ont pas encore tenu de meeting comme ils le font dans toutes les entités conquises.
En occupant Walikale-centre, les rebelles campent désormais sur la RN3 qui constitue un trait d’union entre quatre provinces de l’est du pays : Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et Maniema interconnectées par la RN3.

En présence des cadres de l’AFC/M23, l’évêque de Goma réitère l’appel au dialogue : « Le chemin de la paix ne réside pas dans les armes ou la guerre »

Il a appelé les parties au conflit à dialoguer pour mettre définitivement fin à la guerre.
Le chemin de la paix n’est pas dans les armes ou la guerre.
Les prêtres ont toujours dit qu’il est important que les Congolais se mettent ensemble, ceux qui ont pris les armes et les autres.
»Après la guerre, à Goma la vie n’est toujours pas revenue à la normale.
« Nous avons besoin de paix, surtout de la sécurité dans la ville de Goma.

M23/AFC à Walikale : la base de MSF touchée par des tirs, le personnel confiné

Les équipes de Médecin Sans Frontières (MSF) sont ménagées dans la ville de Walikale suite à l’insécurité qui a accompagné l’arrivée des rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda.
Pour prendre le contrôle de la ville, une violence meurtrière a sévi, causant des dégâts matériels et humains importants, MSF ayant été victime.
“La base de MSF a été prise entre les tirs croisés avec des balles emportant nos structures et certains de nos véhicules.
“MSF appelle à nouveau les belligérants à la protection de la mission médicale, des structures et des personnels de santé ainsi que des organisations humanitaires”, ajoute Marco Doneda.
“Ce jeudi matin, la situation s’est un peu calmée, ce qui a permis à l’équipe MSF de récupérer des blessés et de les amener à l’hôpital.

Balkanisation de la RDC: “Je vous promets que ça n’arrivera pas, en tout cas pas de mon vivant” (Félix Tshisekedi)

Face aux craintes d’une fragmentation du pays, le Président Tshisekedi se montre ferme : “La RDC restera unie et indivisible.
Je vous promets que ça n’arrivera pas, en tout cas pas de mon vivant.”
Il estime que le peuple congolais ne laissera pas l’est du pays faire sécession, malgré les agressions répétées.
Il trace un parallèle entre son pays et l’Ukraine, affirmant que “la RDC est un pays agressé, comme l’Ukraine.”
En mettant en avant la nécessité du dialogue, la défense de l’intégrité territoriale et une Armée renforcée, le Commandant suprême des Forces Armées et de la Police nationale veut affirmer la souveraineté de la RDC et stabiliser l’est du pays face aux menaces persistantes.

Accepter les Notifications pour ne pas rater les news de la RDC OK No