L’ancien vice premier président de l’assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, est libre depuis le 21 février 2025, après près de 30 mois passés à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, où il était arrêté pour notamment faux bruits et offenses aux institutions étatiques.
Dans une interview qu’il a donnée au magazine Jeune Afrique, par le biais de Stanis Bujakera Tshiamala, son ancien l’ancien co- détenu, président intérimaire de l’UDPS a critiqué le bilan «sans appel» de Félix Tshisekedi, faisant mention de la guerre dans l’est et l’appauvrissement de la population.
«Le bilan est sans appel. Sous son mandat, le pays sombre dans la violence, avec l’Est en proie à la guerre, l’appauvrissement – 80 % de la population sous le seuil de pauvreté – et l’autoritarisme», a-t-il déclaré.
L’ancien bras droit de Félix Tshisekedi a exprimé sa compassion aux populations du nord et Sud-Kivu, pensant également aux éléments de l’armée nationale. Il accuse, lui aussi, le Rwanda d’être derrière le M23/AFC, qui mènent une guerre d’agression dans le but de piller les ressources minières que regorge ce coin de la RDC.
« Je salue également la mémoire de nos vaillants soldats, tombés sur le champ d’honneur pour défendre la patrie contre l’ennemi. Il ne fait aucun doute que la guerre menée par le M23 est bel et bien l’œuvre du Rwanda», a-t-il dénoncé.
Jean-Marc Kabund s’acharne contre un acte d’agression, qui viole la charte des Nations unies, que toutes les nations du monde ont signée. Il appelle le monde à œuvrer afin de stopper la violation de l’intégrité territoriale de la RDC, mise en mal par le régime de Paul Kagame, selon Kinshasa.
«Je me suis déjà exprimé à plusieurs reprises sur cette question, ce qui m’a même coûté l’incarcération. Toutefois, il est impératif de continuer d’en parler, car nous n’avons que ce beau pays, dont l’intégrité territoriale est non négociable, et nous souhaitons le léguer aux générations futures», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, le président du parti politique Alliance pour le changement, accuse la classe politique congolaise d’être sans scrupule, à la base de la situation de l’est. Il estime que Félix Tshisekedi « n’est ni l’homme de la situation, ni capable de renverser la tendance pour provoquer une rupture avec l’ancien système, qui doit impérativement passer par la refondation de l’État.
Samyr LUKOMBO
Author(s): actualite.cd
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