Le conflit à l’Est et son impact dévastateur sur l’éducation scalaire

En raison du conflit qui se vit à l’Est de la République démocratique du Congo, le secteur éducatif a été fortement affecté. Dans un communiqué de presse publié mercredi 26 février dernier, le Ministère de l’Education Nationale et Nouvelle Citoyenneté a annoncé la fermeture de plus de 2000 écoles au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Le Ministre souligne dans ce communiqué que les enfants, plus vulnérables, sont les plus affectés par ce conflit armé, comme principale cible. Selon lui, plusieurs établissements scolaires ont été soit utilisés par les belligérants, ou bombardés par les rebelles. Certains ont même été transformés en base militaire par les groupes armés. Illustrant l’horreur et le désespoir qui frappent le secteur éducatif dans les zones de conflit, « une école a de même été transformée en cimetière ».

Le ministre dénonce en outre, des cas de recrutement d’enfants soldats parmi les élèves et écoliers en ville de Goma notamment. Cette situation a poussé plusieurs élèves à vivre dans une insécurité permanente qui rend difficile toute reprise normale des activités scolaires.

Malgré cette instabilité, le Ministère a mis en place un programme d’éducation d’urgence visant à garantir l’accès à l’apprentissage, pour sauver cette année scolaire dans cette partie du pays. Ce programme sera piloté par un comité qui sera chargé de coordonner la réponse éducative et de garantir une diffusion fiable des données sur l’éducation en RDC. Ce programme comprend notamment l’enseignement en distance à la suite de la fermeture des écoles. Les élèves les plus vulnérables bénéficieront des kits scolaires et de fournitures essentielles.

Des violences qui inquiètent l’UNICEF

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a par ailleurs dans un communiqué noté qu’au-delà de la privation de plus de 3000 élèves de l’éducation scolaire, plusieurs enfants à l’âge scolaire, sont recrutés de force dans les groupes armés et d’autres encore soumis aux violences sexuelles. « Le conflit déchire les familles, entraîne une insécurité généralisée et compromet les progrès réalisés ces dernières années. Les enfants vulnérables, y compris ceux qui vivent dans les rues, nous disent qu’ils ont peur pour leur vie », a fait savoir Jean François Basse, Représentant par intérim de l’UNICEF en RDC.

Cette engeance de l’ONU, réitère son engagement de voir les enfants être exclus de ce conflit. Elle exige en outre les sanctions contre les auteurs de ces violations des droits enfants, afin de privilégier la paix et l’unité.

« Nous ne devons pas rester les bras croisés pendant que cette violence horrible persiste. Les auteurs doivent également répondre de leurs actes si l’on veut mettre fin au cycle d’impunité concernant les violations graves commises contre les enfants en RDC ».

Azarias Mokonzi

Author(s): tazamardc.net
Source: Access the article

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