Guerre du M23/RDF: la CENI dénonce le pillage de ses installations à Goma et exige la libération de ses agents

Ces éléments ont emporté vers le Rwanda des véhicules, des motos usagées et neuves ainsi que des kits électoraux de la CENI stockés à Goma.
Tout en condamnant ces actes, la CENI appelle à la libération “immédiate” de ses agents arrêtés par les membres de la coalition M23-AFC-RDF.”
La CENI condamne avec la dernière énergie les actes ainsi perpétrés et prend à témoin les autorités nationales et la communauté internationale face à ces pertes du matériel destiné aux opérations électorales.
Par ailleurs, la CENI exige la libération immédiate de ses agents “, ajoute le communiqué.
Dans l’est de la RDC, la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, est entre les mains des rebelles du M23 et de l’armée rwandaise.

RDC : plus de 1 000 blessés en six jours à Goma, les hôpitaux débordés

Plus de 1 000 blessés ont été pris en charge dans les hôpitaux de Goma entre le 23 et le 28 janvier, à la suite des affrontements intenses opposant les forces armées congolaises aux rebelles du M23, a alerté jeudi le Coordonnateur humanitaire des Nations unies en RDC, Bruno Lemarquis.
La majorité des victimes sont des civils touchés par des tirs de balles et des explosions d’artillerie lourde.
Système de santé sous pressionLes infrastructures médicales de Goma, déjà fragilisées par des années de conflit, peinent à absorber l’afflux de patients.
Un effondrement des services de baseAu-delà de la crise médicale, la ville fait face à une détérioration rapide des conditions de vie.
Les morgues sont saturées, et des corps sans vie jonchent certaines rues, posant un grave risque sanitaire pour les survivants.

RDC : l’ONU appelle à la reprise des opérations à l’aéroport de Goma pour éviter une catastrophe humanitaire

Le Coordonnateur humanitaire des Nations unies en République démocratique du Congo, Bruno Lemarquis, a appelé jeudi à la reprise immédiate et continue des opérations à l’aéroport de Goma, alors que la ville traverse une crise humanitaire majeure aggravée par les récents combats entre les forces armées congolaises et les rebelles du M23.
“L’aéroport de Goma est un point d’accès essentiel pour le ravitaillement humanitaire, l’acheminement des secours et la libre circulation des populations.
Par ailleurs, des pillages d’entrepôts humanitaires ont gravement affecté l’approvisionnement en vivres et en matériel médical.
La destruction de stocks d’agences des Nations unies et d’ONG a considérablement réduit la capacité de réponse sur le terrain.
Alors que la situation continue de se détériorer, il exhorte la communauté internationale à intensifier son soutien, soulignant que seule une action immédiate permettra d’éviter une catastrophe humanitaire encore plus grave.

Goma : l’électricité rétablie dans plusieurs quartiers après cinq jours de coupure

Le courant électrique a été rétabli dans l’après-midi de ce jeudi 30 janvier dans plusieurs quartiers de la partie sud de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, mettant ainsi fin à cinq jours sans électricité.
Ce retour à la normale intervient grâce aux efforts de l’équipe de Virunga Énergie, qui a réussi à réparer une ligne endommagée.
Les quartiers qui bénéficient de cette réactivation incluent le centre-ville ainsi que les quartiers HimbI et Katindo.
Malgré ce progrès, certains quartiers de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, demeurent encore dans l’obscurité depuis le vendredi 24 janvier.
Josué Mutanava, à Goma

Boma : reprise des activités commerciales après une matinée timide

Boma, 30 janvier 2025 (ACP).- Les activités commerciales ont repris, jeudi, à Boma, ville de la province du Kongo, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo, après une matinée timide consécutive à un appel des forces vives à une journée ville morte observée pendant quelques heures, en guise de solidarité avec la population de Goma, dans l’Est du pays, victime de l’agression rwandaise, a constaté l’ACP.
«Nous ne voulons pas que la population baisse le bras ou se sente dans la psychose en ce moment où notre pays traverse une période difficile.
Cela pourrait donner lieu à l’infiltration du pays.
D’où nous avons appelé la population à vaquer librement à ses occupations, à travailler pour subvenir aux besoins de leurs familles tout en observant une attitude de solidarité et de vigilance», a indiqué Paul .
Mwilambwe, commandant de la Police nationale congolaise (PNC) de la ville de Boma, qui a s’est impliqué dans la sensibilisation de la population.La journée de mardi et mercredi avait été dominée par des marches organisées dans plusieurs de la RDC, en vue de protester contre l’agression rwandaise avec leurs supplétifs M. 23 visant la balkanisation du pays.

Sankuru : tenue d’une marche de soutien aux FARDC et Wazalendo à Lodja

Lodja, 30 janvier 2025 (ACP).- Une marche et un collecte de fonds ainsi qu’un appel au recrutement de jeunes à rejoindre les rangs des Forces armées de la République démocratique du Congo, a été organisée jeudi à Lodja dans la province du Sankuru au centre du pays.
La province du Sankuru ne peut pas rester inerte face à cette invasion injustifiée imposée à la population du Kivu.
Pour soutenir l’effort de guerre nous apportons notre solidarité Sankuroise », a déclaré le chef de l’exécutif provincial du Sankuru, Victor Kitenge Kanyama, lors d’un meeting organisé à Lodja, au terme d’une marche pacifique.
Et d’ajouter : « nous avons tous intérêt à soutenir le président de la la République pendant cette période de guerre d’agression, voilà pourquoi l’importance de la marche, pour collecter des fonds et le l’appel au recrutement de jeunes aux FARDC ».
Cette manifestation a commencé par une marche de soutien allant de l’hôpital général de référence de Lodja jusqu’au stade Patrice Emery où les intervenants à cette activité se sont adressés, à tour de rôle, à la population, avant la collecte de fonds en faveur des nouvelles recrues.

Kasaï Oriental : une marche de solidarité pour compatir avec la population de l’Est

Mbuji-Mayi, 30 janvier 2025 (ACP).- Une marche de solidarité et de compassion avec la population de l’Est de la République démocratique du Congo, a été organisée jeudi à Mbuji-Mayi par les organisations de la société civile du Kasaï Oriental, dans le centre du pays pour soutenir les Forces Armées de la RD Congo et les patriotes Wazalendo.
«Nous avons marché pour exprimer notre solidarité, compatir avec la population de l’est de notre pays, de Goma et de tout l’Est qui est meurtrie par une guerre qui nous est imposée de l’extérieur.
«La société civile a saisi la balle au bond en ce jour pour mobiliser toute la population de l’Est du Kasaï à une marche citoyenne, qui a pour objectif d’exprimer notre ras-le bol contre la guerre que nous a imposé le Rwanda avec le M23 ainsi qu’avec la complicité de la communauté internationale.
«Nous sommes venus répondre à la mobilisation de la société civile qui nous a convié nous la population.
Nous nous sommes mobilisés comme un seul homme parce qu’il faut plaider pour notre Nation qui est attaquée.

Kongo central : la population de Matadi appelée à la vigilance et au patriotis

Matadi, 30 janvier 2025 (ACP).- La population de la ville de Matadi, province du Kongo central, dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo), a été appelée à la vigilance et au patriotisme, face à la situation qui sévit sur une partie de l’étendue nationa.
‹‹Je demande à la population d’être vigilant et de se comporter en patriote, cela revient à dire que pendant cette période de tension, où notre pays est menacé, le complot est très vaste, d’où il doit nous réveiller à dénoncer toute personne suspecte››, a déclaré Dominique Nkodia, maire de Matadi .
‹‹Sur instruction de son excellence Monsieur le gouverneur du Kongo central, la marche qui était prévue aujourd’hui a été reportée.
Je profite pour déconseiller tout acte de vandalisme, nous devons protéger les patrimoines, en veillant les uns sur les autres››, a-t-il ajouté.
A la suite du message du président de la République démocratique du Congo, adressé à la nation sur la situation de la guerre à l’Est, le maire de Matadi a exprimé son soutien indéfectible au président de la République, avant de saluer les efforts des vaillants soldats au front, ‹‹Nous nous rangeons comme un seul homme derrière le président qui nous a exhortés à la résistance et la résilience face à cette menace réelle››, a conclu le Maire de la ville Matadi.

Sankuru : les élections du Conseil de la jeunesse dénoncée à Lusambo

«Nous, jeunesse du Sankuru, exigeons l’annulation des élections du Conseil provincial de la jeunesse du Sankuru pour les raisons suivantes : violation des dispositions statutaires selon les règlements intérieurs et les articles 14 et 34 de l’arrêté portant organisation et fonctionnement du Conseil provincial de la jeunesse, et pour avoir écarté politiquement d’autres candidats, notamment ceux des territoires de Lomela, Kole, Lusambo et Lusambo ville, ainsi que certains des différentes communes de Lusambo», a déclaré Clément Kadima, représentant de la société civile et de la jeunesse de Lusambo.
Et de poursuivre : «Nous demandons à Son Excellence Mme la ministre nationale de la Jeunesse, ayant cela dans ses attributions, et à M. le gouverneur de ne pas prendre en compte ces élections politisées du Conseil provincial du Sankuru».
Cette déclaration n’est pas restée inaperçue auprès des présidents territoriaux des quatre territoires du Sankuru et du président du Conseil provincial, Fiston Djonga, qui appellent la jeunesse à l’unité et demandent aux autorités de se méfier d’un groupe de jeunes manipulés.
«Le Collectif des présidents territoriaux de la jeunesse du Sankuru dénonce fermement les allégations et manœuvres d’un groupe de jeunes de Lusambo visant à discréditer le gouverneur Victor Kitenge Kanyama.
Nous appelons à la paix et au respect des institutions, et soulignons que les élections du Conseil provincial de la jeunesse ont été organisées conformément aux textes en vigueur.

L’armée française rétrocède sa dernière base militaire au Tchad

«La rétrocession de la base Sergent Adij Kossei de N’Djamena vient boucler définitivement la présence française au Tchad, conformément à la volonté des hautes autorités de N’Djamena», a rapporté l’état-major de l’armée tchadienne dans un communiqué.
Les états-majors de l’armée des deux pays après une cérémonie strictement militaire mettant fin à une présence dans ce pays du Sahel.
Le Tchad avait annoncé par surprise le 28 novembre qu’il mettait fin à l’accord militaire entre Paris et N’Djamena, actant la fin de soixante ans de coopération militaire depuis la fin de la colonisation française.
Des troupes et des avions de combat français ont été stationnés au Tchad quasiment sans discontinuer depuis l’indépendance en 1960, servant à la formation et l’entraînement des militaires tchadiens.
L’ex-puissance coloniale a compté jusqu’à plus de 5 000 militaires au Sahel dans le cadre de l’opération antijihadiste Barkhane, stoppée fin novembre 2022, note – t – on.

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